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2 Le politique

vendredi 9 août 2013, par Hervé Schindler

Terrain où de nombreuses encycliques s’étaient engagées pour dénoncer les méfaits du communisme ou l’après communisme dans Centesimus annus.

Peu de choses côté épiscopat français depuis le « rapport Matagrin »
présenté à l’Assemblée plénière de Lourdes en 1972 au nom de la commission sociale de l’Episcopat :.. Première fois que le politique occupe une place marquante dans le programme de l’assemblée annuelle des évêques de France. Réflexion pour une pratique chrétienne de la politique Retour à l’étymologie, vie de la cité « tout est politique » appel à un engagement des Catholiques ds la vie de la cité sans qu’une voie soit privilégiée, tout autant un appel à assumer les divergences d’opinion.

Depuis on peut signaler en 1999,la déclaration de la commission sociale de l’épiscopat « Réhabiliter le politique » qui dans un monde en turbulence (mondialisation, construction de l’Europe) propose une réflexion sur le politique :

- Regard lucide sur la politique : constat d’un désenchantement, sentiment d’impuissance devant des décisions dominées par le court terme (enjeux électoraux), la coupure élites pol/ base, les« affaires ». face auquel il est important de rappeler les finalités du politique : moyen pour réaliser un « vivre ensemble », moyen pour maîtriser al violence, le vote qui se substitue au coup de force, à l’insurrection. Quelles sont les lumières apportées par la foi chrétienne ? NI stratégie, ni modèle institutionnel mais la foi donne sens et des repères par les valeurs annoncées : dignité de la personne humaine, attention aux pauvres, pouvoir comme un service, respect de l’adversaire, destination universelle des biens, espérance.

- L’apprentissage de la démocratie : rappel de la fragilité de la démocratie, elle suppose des comportements : débat et non combat, privilégier la réflexion, renouveau de la représentation, apprentissage individuel (famille, école, études…) et collective.

- Foi et démocratie : La Bible ne pouvait traiter du régime démocratique. Il y a cependant une réelle convergence entre les valeurs de la démocratie et les sources d’inspiration de la foi chrétienne : 3 points se dégagent dans l’enseignement constant de l’Eglise :
- importance des corps intermédiaires (partis, syndicats, associations…)

- elle met l’accent sur le principe de subsidiarité. Celui-ci demande, d’une part, de laisser à l’échelon d’organisation le plus proche ce qui peut y être traité. Il invite,d’autre part, à faire remonter à l’échelon immédiatement supérieur - et ainsi de proche en proche -, dans une démarche ascendante, ce que des institutions trop légères ne peuvent assumer.

- Enfin, elle fonde la reconnaissance du pluralisme. Celui-ci n’est ni neutralité ni indifférentisme, mais il témoigne de la relativité des pensées et des programmes politiques, lesquels ne peuvent jamais prétendre incarner toute la vérité.

Mise en parallèle démocratie/ Europe/ mondialisation

La noblesse de l’engagement politique est indéniable

L’Eglise n’a ni compétence technique propre ni pouvoir institutionnel à finalité politique,mais elle a vocation à stimuler les énergies spirituelles, à rappeler le rôle fondateur des valeurs de transcendance et de spiritualité pour la construction d’un monde plus digne de l’homme, fils de Dieu. Elle invite les chrétiens à chercher, dans leurs groupes et mouvements respectifs, à discerner, à agir avec les autres croyants et avec les hommes de bonne volonté.

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